De la désinformation à la matraque: Rompons leurs chaînes !
- lemaraudrevolte4
- il y a 27 minutes
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Compagnonnes, compagnons, travailleurs, travailleuses, vous tous qu’on cherche à étouffer sous le bruit permanent des télévisions et des discours préfabriqués, l'heure n'est plus à la résignation.
Regardez autour de vous. On vous tend un miroir déformant, jour après jour, du matin au soir. On braque les projecteurs sur le voisin, l’étranger, celui qui a une autre couleur de peau ou une autre croyance, pour vous désigner le responsable de votre misère. C’est la plus vieille ruse du pouvoir : diviser pour mieux régner. On fabrique la haine de l'autre pour vous faire oublier qui tient le fouet, qui amasse les profits et qui détruit nos vies.
Pendant que des chaînes d'information aux mains d'une poignée de milliardaires et des médias d'État sous contrôle injectent leur venin de peur et de division, le vrai problème reste inchangé. Ce problème a un nom : le capitalisme. Et son produit le plus monstrueux, la bête immonde qu'il ressort chaque fois qu'il sent son trône vaciller, c'est le fascisme. Le fascisme n'est pas le contraire du capitalisme, c'est son assurance-vie quand les gens commencent à comprendre l'escroquerie.
On essaie de faire de nous des rouages dociles, des cerveaux disponibles pour la consommation et le ressentiment. On nous veut passifs, résignés, prêts à donner les clés de nos vies à des chefs, des patrons ou des démagogues qui promettent l'ordre alors qu'ils ne distillent que le chaos social.
Mais aucune propagande, aussi massive soit-elle, ne pourra effacer la réalité de nos conditions de vie. Ce ne sont pas les opprimés qui ferment les usines, détruisent les hôpitaux, assèchent la terre et précarisent nos existences. Ce sont les possédants, les boursicoteurs et les politiciens à leur service.
Le permis de tuer : la panique du pouvoir.
Pour maintenir ce système vermoulu, la propagande médiatique ne suffit plus. C'est le bras armé du Capital qu’il faut désormais regarder en face, sans ciller et sans trembler. Car que sont les lois, sinon des décrets rédigés par les possédants pour verrouiller leur domination et légitimer le sang versé par leurs serviteurs ?
Depuis l'élargissement des règles d'usage des armes et l'instauration d'un « permis de tuer » de fait, l'État a franchi un cap irréversible. La police tue, la police blesse, la police mure dans la terreur les quartiers populaires et la jeunesse qui se dresse. Et que fait le gouvernement quand sa milice montre ses crocs et réclame l'impunité totale ? Il lui offre la « présomption de légitime défense ».
Une inversion perverse de la charge de la preuve : désormais, c'est à la victime au sol, à la famille endeuillée, de prouver l'illégitimité du tir d'un flic armé jusqu'aux dents. Ce texte n'est pas un texte de loi, c'est une carte blanche offerte aux chiens de garde du système. L'État sait que son modèle économique s'effondre, que ses mensonges s'effritent sous le poids de la réalité. Pour tenir, il ne lui reste que la matraque, le LBD, le gaz lacrymogène et la balle réelle.
La police : rempart du Capital, pas de la société.
Arrêtons les illusions bourgeoises sur la « police républicaine ». La police n'a jamais été là pour protéger les travailleurs, les précaires ou les minorités.
Souviens-toi de la rafle du Vél' d'Hiv'. pour ne prendre qu'un exemple.
Son rôle historique, sa fonction première et unique sous le régime capitaliste, c'est de :
Protéger la propriété privée des moyens de production.
Réprimer la contestation sociale dès que le peuple réclame son dû.
Maintenir par la terreur l'ordre établi, qui n'est que le désordre social orchestré par les patrons et les financiers.
Quand les flics réclament toujours plus d'armes, toujours plus de blindés, toujours plus de lois d'exception, ils ne font que réclamer les instruments nécessaires à l'écrasement de notre classe. Ils sont le bras exécutif d'une bourgeoisie aux abois.
Pour l'autodéfense populaire et la légitime défense de classe.
Le réveil ne viendra ni d'une urne, ni d'un homme providentiel, ni des syndicats réformistes qui vivent avec l’argent de l'état versé pour maintenir leur paix sociales, ni d'un décret tombé d'en haut. Le salut ne viendra que de nous-mêmes, par l'organisation directe, la solidarité de classe et l'action à la base.
Face à la violence d'État, la résignation est un suicide lent. On ne négocie pas avec la matraque. On ne demande pas poliment à son bourreau de baisser son arme. La réponse de la classe ouvrière, des étudiants, des habitants des banlieues et de tous les opprimés ne peut être que la légitime défense collective.
Refusons d'être les figurants de leur comédie électorale et les victimes de leurs guerres culturelles. Retrouvons le sens de l'entraide, de la grève générale, de la reprise en main de nos lieux de travail et de nos quartiers. L'organisation autonome et l’action directe doit se faire partout pour se protéger mutuellement des contrôles au faciès, des rafles et des descentes policières.
Refusons la division : qu'ils frappent un ouvrier en grève sur un piquet, un jeune dans un quartier ou un militant dans une manifestation, c'est le même poing d'acier du Capital qui s'abat. Toucher à l'un d'entre nous, c'est toucher à tous.
Désarmons le pouvoir. L'impunité policière ne tombera ni par les préfectures, ni par les tribunaux de leurs juges. Elle tombera quand la peur changera de camp, par la masse, le nombre et la riposte collective sur le terrain. Sans notre force de travail, leur système ne s'arrête pas seulement : il s'effondre.
Broyons la mécanique de la peur. Rejetons la haine orchestrée entre pauvres et braquons nos regards, nos poings et nos luttes vers les véritables responsables. Il est temps de secouer le joug, de renverser ce système prédateur et d'édifier, sur ses ruines, une société d'égaux, sans maîtres, sans religions, sans patrons et sans frontières !
Pas de paix entre les classes !
Pour la révolution anarchiste !
Contre la violence de l'état, aux barricades !



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