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Le 14 juillet : la farce tricolore d'un changement de maîtres

  • lemaraudrevolte4
  • 14 juil.
  • 2 min de lecture



Le 14 juillet, la République danse sur les pavés, drapeaux au vent et flonflons en tête. Quelle splendide tartufferie ! Qu’allons-nous célébrer, au juste ? La fin de la tyrannie ? Laissez-moi rire. Nous ne fêtons que le jour où la laisse a changé de mains. En 1789, le peuple affamé a pris la Bastille pour briser ses chaînes. Mais la bourgeoisie, tapie dans l'ombre, attendait son heure. Opportuniste et méthodique, elle a confisqué la colère populaire pour chasser les nobles en couronne et s'installer confortablement à leur place, un coffre-fort sous le bras.


Une république baptisée dans le sang.


Pour asseoir son nouveau règne et imposer la sacro-sainte propriété privée, cette nouvelle classe dirigeante n'a pas fait dans le détail :


La guillotine à plein régime : Sous prétexte de “salut public”, la bourgeoisie a fait couper des têtes à tour de bras. Quiconque refusait de troquer le roi contre le patron finissait le cou sous le couperet.


La trahison du peuple : Les véritables révolutionnaires, ceux qui réclamaient le partage des terres et la fin de l'exploitation, ont été systématiquement massacrés, fusillés ou noyés.


L'illusion de la liberté : On a remplacé le droit divin par le droit du capital. Le fouet du seigneur est devenu le chronomètre du patron.


Des millions pour la force, des miettes pour la vie.


Aujourd'hui, l'État bourgeois pousse l'indécence jusqu'à dépenser des millions d'euros pour son défilé militaire. Une exhibition de muscles, de blindés et d'avions de chasse digne des pires parades autoritaires de la Russie de Poutine. Une démonstration de force brute pour terroriser le peuple et flatter l'orgueil des puissants, alors que le pays craque de toutes parts.

Pendant que les milliards coulent à flots dans l'industrie de la mort et le faste tricolore :


Les forêts brûlent, les pompiers manquent : Nos massifs partent en fumée chaque été par manque de moyens, d'avions bombardiers d'eau et d'effectifs pour combattre les feux.


Nos aînés et nos enfants étouffent : En pleine canicule, les hôpitaux saturent, les crèches manquent de bras et les maisons de retraite se transforment en mouroirs par manque de climatisation, de personnel et d'infrastructures dignes de ce nom.


La population trinque : On nous explique qu'il n'y a « pas d'argent magique » pour les services publics, les écoles ou les transports, mais les caisses de l'État se vident miraculeusement pour faire vrombir des moteurs sur le pavé parisien.


« Remplacer un sceptre par un portefeuille n'a jamais été une libération. C'est simplement moderniser l'esclavage et célébrer la guerre avec l'argent du contribuable que l'on refuse à la vie. »


Ne comptez pas sur nous pour communier dans leur grand-messe patriotique. Le seul 14 juillet qui mérite d'être vécu sera celui où nous n'aurons plus de maîtres à applaudir, qu'ils portent une couronne ou un costume trois-pièces.


À bas l'État, à bas le Capital, et vive l'anarchie !

 
 
 

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