L'ombre du sabre et du goupillon
- lemaraudrevolte4
- 30 juin
- 3 min de lecture
L'ombre du sabre et du goupillon.

Dieu n’existe pas. Il n’a jamais été qu’une fiction commode, une invention des puissants pour briser l’échine des opprimés et justifier l’injustifiable. Si un être omnipotent et bienveillant siégeait dans les cieux, comment pourrait-il contempler le spectacle de notre monde sans s'effondrer de honte ? Non, le ciel est vide, et c’est précisément ce vide qui a permis aux hommes en soutane de bâtir leur empire de terreur sur la Terre.
En Espagne, plus qu'ailleurs, l'Église catholique a été le bras idéologique de la réaction, le ciment du fascisme et le sanctuaire de la barbarie. Elle n'a pas seulement détruit l'enfance ; elle s'est acharnée avec une fureur inquisitoriale sur l'esprit de révolte, se faisant le bourreau des révolutionnaires.
Le Sang de la Révolution : Tortures des Anarchistes et du POUM.Lorsque le peuple en armes s'est levé en 1936 contre les terroristes de Franco et pour abolir les privilèges, les militants de la CNT-FAI et les marxistes anti-staliniens du POUM ont touché du doigt la liberté. La réponse du vieux monde clérical et militaire fut d'une cruauté sans nom. Pour l'Église, l'anarchiste et le militant du POUM n'étaient pas des adversaires politiques : ils étaient le "mal absolu", des hérétiques à exterminer.
Dans les prisons franquistes, les couvents, les monastères, par exemple à Andujàr en Andalousie et tant d’autres, transformés en centres de détention et dans les camps de concentration, la torture est devenue une liturgie d'État. Les militants syndicaux et les révolutionnaires y ont subi le calvaire :Passages à tabac systématiques et simulations d'exécution sous l'œil approbateur des aumôniers militaires.
Supplices de l'eau et de l'électricité, privations de sommeil et humiliations psychologiques visant à briser la dignité humaine.
Complicité cléricale directe : Des prêtres et des religieuses arpentaient les couloirs de la mort, non pour apporter le réconfort, mais pour extorquer des confessions sous la menace de la damnation éternelle, refusant parfois des soins de base aux blessés qui refusaient de renier leurs idéaux libertaires et en torturant eux-mêmes.
Cette rage s'est d'ailleurs retournée contre les anarchistes de la CNT FAI de manière perverse, traqué à la fois par les fascistes, par les agents staliniens et du PCE dans les sinistres "prisons secrètes" de Barcelone en 1937, illustrant comment le dogme — qu'il soit religieux ou d'État — cherche toujours à broyer la liberté de pensée.
Le Crime Organisé du Sacré et l'Innocence Sacrifiée.Derrière cette répression politique féroce se cachait la même perversion morale qui a mené aux scandales de pédophilie de l'institution. Les mêmes structures hiérarchiques et totalitaires qui étouffaient les cris des militants torturés camouflaient les viols et les sévices infligés aux enfants dans les pensionnats catholiques. Pour l'Église, le corps des opprimés et de leurs enfants était une propriété exclusive qu'elle pouvait briser en toute impunité, couverte par le secret du confessionnal et l'omerta du régime.
Les Bébés Volés : L'Inquisition Moderne.Le sommet de cette horreur trouve son incarnation dans le trafic des « bébés volés » (niños robados), une tragédie née directement de la haine politique. Les maternités gérées par des religieuses sont devenues des agences d'enlèvement d'enfants. Sous le prétexte que les mères — militantes anarchistes, républicaines, ou simplement pauvres et jugées "rouges" — allaient inoculer le "gène du marxisme et de l'anarchie" à leur progéniture, des milliers de nourrissons ont été arrachés à leurs bras.
On annonçait une fausse mort à la mère en larmes, tandis que le nouveau-né était vendu à des familles bourgeoises et pieuses pour être rééduqué dans le dogme national-catholique. La chair des vaincus est devenue une marchandise.
« La patrie, l'Église et l'État ont formé le triumvirat criminel qui a torturé les pères, violé les consciences et marchandé les enfants. »
Pour la Liberté, Brisons les Idoles.Tant que le peuple n'aura pas balayé ces institutions corrompues, il ne sera pas libre. Les tribunaux n'ont jamais jugé la complicité de l'Église dans les tortures et les vols de bébés ? C'est à la mémoire ouvrière et à la conscience humaine de prononcer le verdict.Nous n'avons pas besoin de dieux pour dicter notre morale, ni de maîtres pour guider nos pas.
L'émancipation ne se fera pas par la prière, mais par la destruction de tous les dogmes et de toutes les autorités qui ont érigé le crime en vertu.
Ni Dieu, ni Maître !
Vive l'insurrection vers la révolution sociale et libertaire !
À bas la calotte et toutes les religions !



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