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Permis de tuer au Pontet : Quand la routine fasciste devient l'exécuteur légal.

  • lemaraudrevolte4
  • il y a 3 jours
  • 3 min de lecture


​Encore un. Un de plus sur la trop longue liste des vies fauchées au nom d'un décret, d'un sifflet ou d'un geste jugé suspect. L’histoire se répète avec une régularité de métronome : un « refus d’obtempérer », quelques détonations, et un corps à terre. Mais cette fois, la mise en scène du pouvoir franchit un nouveau cap dans l'abject. Au Pontet, municipalité aux mains de l'extrême droite et laboratoire du fascisme ordinaire, l'appareil municipal n'a pas attendu une heure pour choisir son camp, apportant immédiatement « tout son soutien » au policier municipal tireur.



​Où va-t-on ? Vers quelle barbarie ordinaire sommes-nous en train de glisser collectivement quand une mairie Rassemblement National valide l’exécution de sang-froid avant même que les larmes des proches n'aient eu le temps de sécher ?



​La sémantique qui tue : le piège du « refus d’obtempérer ».


​Il faut décortiquer les mots du Pouvoir. « Refus d’obtempérer ». C’est l’expression magique, la formule fourre-tout inventée et rabâchée par les chiens de garde du système – édiles, préfets, procureurs et médias aux ordres. En quatre mots, ils transforment un délit routier ou une panique face à l'uniforme en un crime capital justifiant la mort immédiate.



​Ce terme n'est pas une qualification juridique neutre : c'est un écran de fumée. Il sert à déshumaniser la victime, à en faire un coupable idéal pour que l'opinion publique hausse les épaules en disant : « Il n'avait qu'à s'arrêter ».



​Mais depuis quand ne pas s'arrêter devant un uniforme donne-t-il le droit de vie ou de mort ? Depuis quand la vie humaine vaut-elle moins qu'un contrôle de papiers ?



​Le Pontet sous pavillon RN : la vitrine de l'alliance fasciste-sécuritaire.



​En affichant un soutien inconditionnel et immédiat au tireur, la municipalité RN du Pontet ne fait pas que de la politique politicienne locale ; elle applique à la lettre le logiciel fasciste. Elle envoie un signal clair à toutes les forces de répression : « Tuez, nous couvrons ». Pour ces élus de la réaction, la vie des classes populaires et de la jeunesse ne vaut rien face au dogme de l'ordre total.



​Cette réaction obscène démontre le vrai visage de la prétendue « justice » républicaine lorsqu'elle s'allie aux idées les plus rances. D’un côté, le citoyen est sommé de se soumettre sous peine d’exécution sommaire ; de l’autre, l’agent de l’État bénéficie d’une présomption d'innocence blindée et des félicitations d'une mairie d'extrême droite. La police municipale, autrefois simple brigade des incivilités et du stationnement, s'est transformée sous l'impulsion de la gestion RN en une véritable milice idéologique et armée, propageant la même violence structurelle que l'appareil d'État.



​NON, la rue n’est pas un tribunal d'exécution.



Nous refusons cette normalisation de la terreur d'État et de l'arbitraire fasciste. Le refus d'obtempérer ne doit plus jamais être le synonyme d'une condamnation à mort sans procès.



​Le système capitaliste et autoritaire a besoin de cette peur – renforcée par la complicité active des élus nationalistes – pour maintenir ses privilèges et garder la population sous la botte. Un flic qui tire n'est pas un agent de la paix, c'est le bras armé d'un ordre social injuste qui préfère éliminer plutôt que de comprendre, qui préfère la discipline des cimetières à la liberté de la rue.



​Face à leur soutien indéfectible à la violence légitime et à l'agenda de l'extrême droite, notre réponse doit être tout aussi ferme et définitive : NON. Les rues du Pontet comme d'ailleurs n'appartiennent pas aux maires bruns ni à ceux qui portent le flingue et l'insigne, mais à ceux qui y vivent. Ne laissons pas le silence et la résignation devenir leurs meilleurs complices. 

 
 
 

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